Archive for juin, 2009

Docteur Peter et Mister Doherty

Leader charismatique des Libertines puis des Babyshambles, mais surtout abonné aux unes des tabloïds, Peter Doherty livre un premier album solo. Histoire de rappeler qu’il est d’abord un musicien talentueux avant d’être le gagne-pain de la presse people.

Peter Doherty à Lille en avril

Cheveux en bataille, teint jaune, yeux hagards et clope au bec. C’est l’image qui vient à l’esprit quand on pense Peter Doherty. Souvent synonyme de drogues, d’alcool et de bagarres sur le papier, il est passé trop de fois par la case prison. Célèbre pour de mauvaises raisons, toute l’ambiguïté du personnage est là. Son mythe le dépasse, jusqu’à occulter sa raison d’être : la musique. Et son nouvel album, Grace/Wastelands, est encore le meilleur argument à opposer à ses détracteurs. Oui il se détruit à petit feu, non il n’est pas dépourvu de talent. A l’esthétique très soignée, ce nouvel opus n’est pas le fruit d’une longue réflexion. Parce qu’il avait plusieurs chansons sous la main qu’il trouvait dommage de bazarder, il les a consignées sur cd. On le redécouvre au fil de ballades acoustiques. La voix écorchée du Britannique est à peine escortée par quelques guitares. L’écriture est soignée et bourrée de sincérité. Une réussite.

Dualité encombrante

Comme pour marquer un nouveau départ, Peter retrouve son prénom complet. Fort d’une consonne en plus, il donne l’impression de franchir des paliers. D’abord celui de la carrière en solitaire, puis celui de la trentaine. Simple coïncidence ? Peut-être pas. Il va de l’avant, mais trébuche toujours encore sur les mêmes casseroles. Car c’est dans la dualité que réside l’essence de la rock star : le Peter touché par la grâce face au Doherty camés des terrains vagues. Son passé lui colle à la peau. Il sort rarement sans son couvre-chef, symbole de ses années de deal à Londres, quand son chapeau lui servait à planquer sa dope. Le nom de son fils, Astile, est gravé dans la chair de son cou. De son enfance, il garde une peur des autres. Angoisse qu’il retrouve sur scène. Seul avec sa guitare, il n’occupe pas l’espace. Encore une marche à gravir, pour que sa musique prenne définitivement le pas sur ses rails de coke dans la mémoire du public. Docteur Peter, trouve le moyen de tenir éloigné l’encombrant Mister Doherty.

21 juin 2009 at 12:57 Laisser un commentaire

Et Taratata passa par là

Chanson quelque peu décevante..?

Et pour apprécier la très réussie For what it’s worth, rendez-vous sur le site de Taratata.

6 juin 2009 at 17:19 1 commentaire

Un dimanche à Barcelone

Pluie de confettis, étoiles et coeurs autocollants, ballons de baudruche….le décors est planté pour accueillir I am from Barcelona. Les Suédois, comme leur nom ne l’indique pas, ont ravis petits et grands à l’Aéronef dimanche.

I am from Barcelona/myspace

I am from Barcelona/myspace

Un goûter concert d’abord. Le principe: un concert dédié aux enfants, avec un son adapté à leurs jeunes oreilles, des gâteaux partout et des éclats de rire dans les couloirs. Près de 300 enfants se massent devant les portes en verre de la grande salle. Les parents ont l’air tout aussi excités. Des cotillons décorent les couloirs et la scène. Un espace avec des coussins a été délimité devant la scène. En courant, ils y prennent place. La vingtaine de Suédois déboule sur scène, dress code: rouge et noir. Ils commencent par la très connue Paperplane, en lançant les avions en papier qu’on leur avait aidé à confectionner en début d’après midi. Bientôt une pluie de confettis rouges s’abat sur le public, suivie de gros ballons de la même couleur. Les gamins sont déchaînés. Une bataille de coussins se déclenche quand “mister superheroe“, un musicien avec une cape et un heaume de carton sur la tête, vient distribuer encore plus de confettis dans la fosse. Treehouse vient clôturer ce mini concert euphorique. Et les musiciens ne sont pas avares de mimes sur le refrain: ” I have build a treehouse, nobody can see us, cause it’s you and me house“. On en a la chair de poule de satisfaction, de voir tous ses gamins s’éclater à leur premier concert.

Suit un grand goûter fait de biscuits, crêpes, gateaux et confiseries. De quoi vous faire définitivement retomber en enfance. Mais place bientôt au véritable concert pour “adultes”, quoiqu’on se demande qui d’eux ou des gamins étaient les plus euphoriques. Un beau groupe d’ouverture pour commencer, Yoyoyo Acapulco . Les quatre Norvégiens sont les dignes ouvreurs de I am from Barcelona. On note d’ailleurs un vague air de famille entre les deux chanteurs. Un écran géant fait défiler des images, les chansons sont punchy et colorées, ils ont la patate; juste ce qu’il faut pour se préparer à la déferlante suédoise.

Et l’explosion eut lieu. Aussi en forme qu’avec les enfants. Les tubes défilent, les ballons et les confettis aussi. Juste euphorisant. Magnifique rappel avec Treehouse en acoustique, reprise en choeur par le public. Et on les voit ensuite déambuler le plus naturellement du monde dans la salle après le concert. Signant volontier des affiches et parlant musique avec les fans. Accessibles on vous dit, et vraiment sympas. Barcelone, je vous conseille!

3 juin 2009 at 17:10 Laisser un commentaire


En savoir un peu plus

Etudiante en journalisme, j'ai eu envie de partager mes sorties avec qui voudra. Amatrice de musique, mais aussi de théâtre, de cinéma, de littérature...premières tentatives d'une apprentie critique.

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