Séisme en Klokochazia
25 octobre 2009 at 21:16 Laisser un commentaire
Festival de groupes samedi soir au Splendid dans le cadre du festival Ground Zéro.
Les Brendan Benson d’abord. Un chanteur au style très proche de son homologue de I am from Barcelona, rouquin moustachu à la voix entraînante. Nouvelle casquette pour celui qui fait aussi partie de the Raconteurs aux côtés de Jack White. Une pop engageante, qui appelle à la détente. Un bon moment.
Puis débarque Izia. La fille de Jacques Higelin, très médiatisée ces derniers temps. Une furie sur scène qui n’économise pas ses pas de danse. Sa voix pourrait être agréable, si elle ne sombrait dans les affres d’un rock hurlant. Sa voix s’éraille, elle crie ; on en a mal à la gorge pour elle. Qu’elle aille donc voir du côté d’Alison Mosshart de The Kills pour apprendre à être une rockeuse sans pour autant se déchirer les cordes vocales.
Et enfin, Nosfell. Sur scène, un savant jeu de lumières qui ricochent sur des vitraux oranges, verts, jaunes et bleus. L’étrange inventeur du monde de Klokochazia est comme à son habitude accompagné de Pierre Le Bourgeois. Un nouveau venu à la batterie s’est agrégé au groupe. Et le spectacle commence par un sample, où Nosfell démontre qu’il n’a rien perdu de son talent de bruiteur. Il joue quelques morceaux de son ancien album. Il danse, mais sans se mettre torse nu pour une fois. Il doit bien vite rattraper ses fantasmes oniriques, le festival se finit. Trop court. Il revient pour deux rappels. On aurait aimé moins de batterie, plus de douceur. Klokochazia a été secoué par le séisme Nosfell, qui a, au passage, pris une sacrée assurance.
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